Imaginez des histoires racontant la vie trépidante et pleine d'aventures de mes poupées Barbie et Ken, de leurs amis et de leurs connaissances.
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Chapitre 44 – La demande de permis de construire
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Lana erre seule dans la future suite de Mimi et Noa. Le silence y règne, bien plus profond qu’à l’étage. Elle s’arrête devant le mur qui dissimule l’escalier et pose les mains contre lui. Le mur est frais et ferme sous sa paume. Elle y presse doucement son nez et inspire profondément à plusieurs reprises. Elle perçoit l’odeur du temps qui y règne : bois brûlé, vieille moisissure et herbes aromatiques.

À son oreille droite, quelqu’un murmure. Elle ne comprend pas ce qui se dit. Surprise, elle lève les yeux, mais ne voit personne. Elle se dirige vers l’entrée de la chambre du magicien. Soudain, elle sait ce qu’elle veut faire de ces deux pièces – et espère que Mimi et Noa seront d’accord.

Dans le peu de temps dont elle dispose, JP cherche le mécanisme qui a déplacé le mur, mais ses recherches sont vaines. Finalement, il ne peut que conclure qu’il est caché dans une double cloison. Il est frustré ; il a une envie irrésistible de le nettoyer à fond.
Noa et Mimi s’installent dans leur nouvel appartement. Lana les suit.

« Je voudrais vous parler de mes projets », dit-elle.
« Tes idées m’intéressent beaucoup », répond Mimi.
Lana explique. Le couple échange un regard et se dit d’accord.

D’ici la fin de la semaine prochaine, les plans de construction seront prêts. Claire prend rendez-vous à la mairie pour le permis de construire ; elle pourra s’y rendre la semaine suivante. Lisa l’accompagne pour la soutenir.
Après une longue attente, c’est enfin leur tour. Claire explique le projet. Sheila, la réceptionniste, fronce les sourcils devant l’ordinateur, puis regarde Claire de l’autre côté du bureau.

« D’après nos dossiers, vous êtes enregistrée à une adresse complètement différente, madame », dit-elle. « Vous ne pouvez donc pas faire de demande de permis. »
Claire et Lisa se regardent, stupéfaites.
« Comment est-ce possible ? » demande Claire. « Voulez-vous vérifier ? » Sheila vérifie à nouveau ses informations. « Oui, c’est tout à fait exact. Vous n’êtes pas enregistrée à cette adresse. »
« Lisa et moi avons acheté la maison ensemble. Je vais vous prouver que j’habite ici », affirme Claire avec détermination. Toujours aussi prévoyante, elle sort de son sac des factures de la compagnie des eaux, à son nom. Avec un air satisfait, elle pose les documents sur le comptoir.

La guichetière examine ses factures avec surprise. Claire garde son calme et sort également une facture d’électricité et une facture d’assurance.
La guichetière pousse un soupir de soulagement. « Je vous crois sur parole, madame. On vous a sans doute joué un mauvais tour », dit-elle. « Puis-je faire des copies de vos documents ? »
Claire acquiesce. « Bien sûr. Autant que vous voulez. »
Au bout d’un moment, on lui rend ses documents. Sheila consulte brièvement un collègue au téléphone. « Nous transmettons cela à notre spécialiste en fraude. Nous prévoyons une semaine pour la résolution du problème. Mon collègue ou moi-même vous rappellerons en fin de semaine prochaine. »
Après ce contretemps, Claire et Lisa se disent au revoir, pleines d’espoir.

De retour chez elles, elles trouvent Elise dans la cuisine, face à un homme furieux, de chaque côté de la table. Elle porte un tailleur d’une couleur inattendue. JP est debout près de sa mère, l’air désespéré.
Quand Claire pose son sac sur la table, Mimi leur dit doucement : « Voici le père de JP. Il veut récupérer sa femme. »
Lisa s’approche aussitôt de la femme plus âgée et lui passe le bras autour des épaules.
« Nous sommes là pour vous », murmure-t-elle à l’oreille de sa nouvelle amie.

« Laissez ma femme tranquille ! » s’écrie Bernard, furieux.
« Tu veux que je retire mon bras, Elise ? » insiste Lisa.
La femme plus âgée secoue la tête. « Tu ne contrôles plus ma vie, Bernard », dit-elle. « J’en ai assez de ton autoritarisme. Tu as trop longtemps dirigé ma vie. Je ne veux plus vivre avec toi. Je veux être libre et divorcée. » Elle hoche la tête, comme pour appuyer ses propos.

« Maman reste ici quelque temps, papa », dit JP. « Ne t’inquiète pas pour elle. Rentre chez toi et réfléchis à l’influence que tu as eue sur sa vie pendant toutes ces années. » Il conduit son père jusqu’à la porte d’entrée.
« Tu n’es pas obligé de revenir ici », ajoute-t-il avec courage. « C’est la justice immanente », pense-t-il.
En jurant, son père sort en claquant la porte.

